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On a tous rêvé, un jour ou l'autre, de la conquête de l'ouest. L'Amérique est immense, attirante et fascinante de par ses espaces et sa diversité. Les préjugés que nous pouvons nourrir à son égard sont aussi nombreux et démesurés. Un monde nous attend et nous voilà avide d'aller à sa rencontre. San-Francisco en sera notre point de départ pour un terme sur les plages de Los Angeles. Un coup d'œil à la carte suffit à se rendre à l'évidence : nous allons faire beaucoup de route, voir beaucoup de choses et en rater énormément. Mais l'idée première est là, partir à la découverte de l'ouest. Notre road-trip (pour faire local) nous fera traverser, ou tout au moins effleurer quatre états : - la Californie - le Nevada - l'Utah - l'Arizona
Mais avant toutes choses, il nous faut raconter notre arrivée... Vol agréable, personnel serviable, bref conditions parfaites. Seulement, l'atterrissage a un peu laissé à désirer. C'est même carrément le foutoir, et comment on va retrouver nos bagages là dedans ? On rigole, mais n'empêche on s'y croirais ! On y reviendra, c'est pour plus tard... Reprenons. Nous aurons parcourus un peu plus de 3 200 Km sans en avoir l'impression tant il est agréable de circuler. Rien de comparable avec les conditions que nous avons ici. Nous n'avons pas eu à subire la pression des autres conducteurs, le sentiment est d'avoir été, tout au long des heures de route, d'avoir été au cinéma... Des lignes droites à pertes de vue, la vitesse automatiquement régulée, des paysages à couper le souffle et (comme tout bon américain) un café bien posé dans le porte-gobelets idéalement placé à hauteur de mains. Du vrai cinémascope, un vrai plaisir. L'émerveillement apporté par la diversité des paysages, des climats (nous aurons des amplitudes de températures assez larges), de la culture (eh oui il y en a une ;) nous transporteras des mégalopoles aux déserts les plus arides en passant par des curiosités naturelles des plus fantaisistes et hallucinantes. Avant tout cela, il nous a bien fallu y arriver sur ces terres... et comme tout voyageur voulant aller aux usa, nous nous sommes appliqués à remplir le formulaire douanier disponible à bord de l'avion. Après avoir rempli cette fiche avec soins, certifiant n'avoir commis ni avoir la volonté de commettre des crimes... nous nous sommes présentés au contrôle des douanes. Là, ça rigole pas. Mais une fois nos empreintes prises (les 10 ???) et un joli portrait réalisé à l'aide d'une sorte de webcam articulée plus rien ne peux nous arrêter, enfin on l'espère.
Et c'est parti, San-Francisco nous ouvre ses portes... Chinatown
San Francisco La galerie photo de San-Francisco, c'est par ici.... On dit d'elle, qu'elle se voile et se dévoile au gré des vents du Pacifique. Je confirme. Elle est la plus européenne des villes nord-américaines. Nous commencerons alors en douceur. Nos deux premiers jours à la découverte de cette ville, mêlée à l'appréhension d'une nouvelle culture et d'un mode de vie différent du notre se confondaient à l'envie de tout voir, tout découvrir. San-Francisco se laisse arpenter à pied ce qui nous laisse le temps d'en découvrir une petite partie. L'hiver le plus froid que j'aie connu était un été à San Francisco. Marc Twain 
Le tracé de l'itinéraire (San Francisco - Yosemite - Bakersfield - Death Valley - Las Vegas), c'est aussi par ici. San Francisco est l'une des rares villes américaines où l'on peut prendre plaisir à marcher et arpenter le centre-ville (downtown). Agréable mais fatiguant tant il y a a découvrir. Tout d'abord, il faut y arriver en ville depuis l'aéroport. Le BART a fait notre affaire. Super simple, rapide et économique. Je le conseille vivement.
Après, il faut prendre le bus. Ok, ça fait quelques changements mais franchement, c'est le meilleur moyen de découvrir les quartiers... j'y reviendrai. Le bus, pas tout à fait le même système qu'en France, mais super simple aussi. Les américains auraient-ils tendance à se simplifier les choses ? Plusieurs fois nous nous poserons la question. A moins que ce soit nous qui nous les compliquions ? A débattre autour d'un coke bien frais. Le bus, je disais. La monnaie, à prévoir impérativement, que l'on glisse dans le 'réceptacle' prévu pour ça parce que le chauffeur ne touche pas les billets... question de sécurité ?? En tout cas, notre premier contact avec les habitants de San-Francisco (???) a été sympa, c'est pas une légende. Pas le temps de regarder la carte sur l'abri bus qu'une dame nous interpelle, la clope au bec et les lunettes attachées avec une grosse chaîne, pour nous demander ou nous voulions aller. On lui explique, elle nous comprend :-) et intervient auprès du chauffeur pour que celui-ci nous prévienne quand nous serions à destination. Cool. 
Tout va pour le mieux, l'hôtel est super bien placé (Sutter street). A la réception du "Hotel Carlton" le personnel est prévenant et comme c'est notre première venue, nous remet une carte de la ville (ce doit être notre cinquième, la peur de se perdre sans doute) tout en délimitant une zone qu'il est préférable d'éviter. Dommage, c'est là où l'on vient de prendre le bus et que l'on a traversé. Pittoresque. Comme qui dirait, ça c'est fait... Programme de la visite, qui sera courte faute de temps. Ce sera le cas tout au long de notre voyage mais il nous faudrait beaucoup, mais vraiment beaucoup plus de temps. Alors, ce sera Union Square, Chinatow, North Beach, Fishermans Wharf et le Golden Gate Park. Pas mal en deux jours 1/2. Union Square & Financial District 
En sortant de notre hôtel, c'est tout droit pour Union Square et le Financial District. Un tas de boutiques, grands magasins, restos... l'éden pour certaines ;-) Sympa à traverser, un quartier à l'américaine bien vivant et dynamique. Chinatown 
A peine arrivé, que déjà nous changeons de pays... Littéralement, on entre dans Chinatown, une fois la porte passée nous sommes en asie. Des restos en pagaille, pas cher et très bon. Seulement, on a du mal à se comprendre. Notre accent certainement....  A partir de là, pas moyen de faire autrement. Nous devons ;-) prendre le cable-car pour nous rendre à notre destination suivante : North Beach. C'est là que ce trouve la très célèbre Lombard Street et ses fameux huit virages en épingle à cheveux. La légende promet le bonheur à ceux qui la descende ensemble, et bien nous on l'a remontée... c'est grave ? De là, on domine Fishermans Wharf notre prochaine destination. La vue est ici franchement sympa, les rues en pentes, le cable-car et Alcatraz en point de mire. Tout y est. Fishermans Wharf
L'attraction ici, ce sont les otaries. Elles se massent au Pier 39. Ici aussi, quantité de restaurants et boutiques pour touristes. Un bon moment de détente et déambulations. Mais tout ça, ça creuse. Nous n'avons pas résisté au plaisir de goûter une des spécialités locale chez "Boudin" le spécialiste du pain au levain comme en France... Pas mal.. Golden Gate Park et le Japanese Tea Garden
Le Golden Gate Park est à San Francisco ce que Central Park est à New York. C'est peu dire. Il s'étend sur 5 km jusqu'à l'océan Pacifique. On le traverse en passant par des musées, un lac, des stades, des jardins botaniques et un jardin de thé japonais. La balade est agréable et le jardin regorge de ponts, bassins, bonsaïs, pagodes et statues. D'ici nous repartons prendre le cable-car pour rentrer sans avoir au préalable jeté un oeil sur le Golden Gate Bridge dans le soleil couchant. Sur la route en passant par Twin Peaks direction le Golden Gate Bridge. Le temps de récupérer la voiture de location, qui soit dit en passant n'était pas celle prévue sans avoir eu à le regretter, et nous nous mettons en route. Le stress monte un peu. A l'agence de location, pas de voiture de disponible. Elles ne sont pas revenue de l'aéroport et on nous en propose une de catégorie supérieure moyennant un supplément. Devant notre refus (sans avoir eu à insister le moins du monde) nous aurons droit à un mini-van qu'il faudra aller chercher dans une autre agence située quelques blocs plus loin. OK, allons y. Nous nous retrouvons dans un parking souterrain, les clés d'un véhicule en main, et il ne nous reste plus qu'à trouver notre voiture, notre chemin pour retourner à l'hôtel et une station pour faire le plein. Chaque chose en son temps... Yes, voilà notre mini-van... seulement, mini n'a pas la même signification que chez nous. 7 places assises plus un coffre gigantesque, ça devrait nous suffire. C'est bien, nous serons à l'aise. Finalement retour à l'hôtel sans encombre, une station service se trouve à l'angle de la rue, tout va bien. Les premières impressions de conduite sont bonnes. 
Les bagages sont chargés et nous partons direction Twin Peaks. Quartier résidentiel dont le sommet culminant à 275 mètres d'altitude offre un superbe panorama sur la ville. Nous redescendons par Castro, quartier ou la bannière arc-en-ciel flotte à tous les coins de rue direction le fameux, et très attendu, Golden Gate Bridge. Juste le temps de s'égarer quelque peu, on dira faire du tourisme... et découvrir des quartiers superbes comme Lincoln Park avec vue à couper le souffle sur le pont. Nous n'aurons, malheureusement pas suffisamment de temps à consacrer à ce monument, mais n'en faire que la traversée est déjà un grand moment d'émotions. Il est temps de poursuivre notre route jusqu'à Yosemite. Nous devons parcourir environ 340 Km.
Yosemite National ParkLa galerie photo de Yosemite, c'est par ici.... Vraiment spectaculaire. Yosemite est niché entre les parois de la Sierra Nevada ou ses paysages alpins, fait de torrents et chutes d'eau en font un parc magnifique. Ses paysages grandioses composés par les impressionnants blocs de granit que sont El Capitan et Half dome en font un paradis pour les grimpeurs et randonneurs qui, ici, peuvent s'en donner à cœur joie.Yosemite dont l'altitude s'étage de 600 à plus de 4 000 mètres d'altitude offre une panoplie de randonnée qu'il est bien difficile de choisir. Inutile de demander à un ranger sont avis. Il vous répondra que les randos se valent toutes. Pour nous, ce sera Yosemite Falls pour aller voir de plus près les chutes. Très agréable là aussi. Nous pourrions y passer une semaine, assurément, sans trouver le temps long.
Le tracé de l'itinéraire (San Francisco - Yosemite - Bakersfield - Death Valley - Las Vegas), c'est aussi par ici. Notre hôtel se situe à El Portal, environ 12 Km avant l'entrée du parc. On se croirait dans une station de montagne. Sculpture d'ours, habitations en bois en font un coin plutôt sympa. Comme d'habitude, on y prend vite goût, un bon café à l'arrivée permet de prendre possession des lieux.

Nous aurons suivis, pendant toute la journée les parois de granit en suivant la rivière Merced jusqu'à des lacs au milieu d'un environnement protégé car interdit aux voitures. Seuls des bus assurant les navettes y sont autorisés. Le paradis des randonneurs, je vous dis. Sur ce nous continuons notre chemin en direction du sud du parc et Mariposa Grove pour y découvrir les séquoïas géants. Le plus imposant est, sans conteste, le Grizzly Giant. Du haut de ses 64 mètres et 2700 ans, il vous donne le tournis. D'autant que sa base fait pas loin de 30 mètres de circonférence.
Les séquoïas géants sont imposants et pourtant semblent fragiles. Paradoxal. Le jour où il tombera, il ne fera pas bon être dans les parages.
Ce qui nous amène au Fallen Monarch, tombé il y a 300 ans et pourtant intact.
Bakersfield La galerie photo de Bakersfield, c'est par ici.... Bakersfield, il n'y a malheureusement pas grands choses à voir... seulement nous ne pouvions pas passer par l'est de Yosemite Park. La Tioga Pass est encore fermée à cette époque. La neige y est trop abondante. De fait nous sommes obligés de prendre la route vers le sud et faire étape à Bakersfield. Ceci aura eu d'intéressant de nous faire découvrir "l'Amérique profonde"... et goûter de fameux steaks. Inutile de le cacher, à Bakersfield, nous avons eu quelques soucis pour ce faire comprendre. Comme d'habitude, nous rencontrons des gens sympa prêts à discuter... sauf que pas moyen de faire comprendre d'où nous venions. Mais de la à comprendre que nous venions de Pologne (...), c'est limite vexant pour tous les efforts que nous effectuions en terme d'accent. 
Idem le soir au restaurant (avec ses fameux steaks). Un serveur, intéressé de rencontrer des français pour mettre en application ses cours du lycée, a tenté lui aussi de discuter. Bilan, on a tous des progrès à faire. Quoi visiter à Bakersfield ? Rien. En profiter pour faire le plein d'eau (IMPÉRATIF) avant d'attaquer la route pour Death Valley. Par la même occasion, on va se faire notre premier WalMart (supermarché). Les touristes que nous sommes prennent ça pour Disneyland... Sinon, côté paysage ça ressemble à ça :
Des forages pétrolifères un peu partout dans ce paysage qui change radicalement de ce que nous avions auparavant. Nous sommes passés d'un paysage vallonné, montagneux, vert et arboré à un paysage désertique et plat. La température a aussi changé. Elle est passée de fraîche voire froide à chaude. C'est assez surprenant comme changement de climat, mais fort agréable au demeurant.
Et maintenant direction le désert...
Death Valley La galerie photo de Death Valley, c'est par ici.... Autant le dire tout de suite, Death Valley fait partie de mes endroits favoris s'il en fallait un. Aussi, je crois que j'ai autant aimé cet endroit, c'est parce que nous y étions or saison estivale. Peu ou pas de monde, et surtout, des températures supportables. En grande partie, Death Valley se situe sous le niveau de la mer. Son point le plus bas, Badwater, est situé à 86 m au dessous du niveau de la mer et en fait le point le plus bas de Etats-Unis. En son point le plus haut, Telescope Peak, l'altitude y atteind 3 300 m. En termes d'extrêmes, c'est aussi l'une des régions les plus chaudes et les plus arides au monde. Les températures peuvent y atteindre des records (de - 10°C à + 57° C) en ne connaissant que 40 mm de précipitations annuelle.
Et oui, il pleut de temps en temps dans la région. Pour preuve.
Bon, là nous ne sommes pas encore au cœur du parc. Circonstances atténuantes, mais quand même. Cet orage sera bref et nous aura permis une halte. Nous continuons la route et devons prendre de l'essence. Vraiment pas envie de se retrouver en panne au milieu de nul part. Dommage, nous sommes déjà au milieu de nul part. Direction Lone Pine pour faire le plein. Un petit détour qui finalement s'avèrera bien vu. L'essence y est carrément moins chère qu'à la dernière station avant l'entrée du parc.
Et puis, Lone Pine fait partie de ces villes que je trouve représentatif de l'ouest américain. Du moins, de la façon de laquelle je pouvais me les imaginer. Des saloons et du café à emporter comme on les aiment. L'appel de la route étant le plus fort, c'est reparti. Lonesome on the road...
Je croyais aussi que c'était tout plat. Pas du tout. Avant d'en arriver là, il faut passer par une route fantastique qui nous fait descendre au cœur de Death Valley. Nous y sommes. Pour preuve, la chaleur a fait un bond et nous sommes vraiment seuls.
Death Valley, c'est une une multitude de couleurs, d'ailleurs je n'en reviens toujours pas qu'un désert puisse être aussi riche et varié. Parmis les incontournables du lieu, il faut noter : Zabriskie Point : le lever du soleil est un must Dante's Peak : un point de vue incroyable sur la vallé Artist's Drive : une collection de couleur, une palette incroyable Bad Water : un monde irréel fait de blanc
Las VegasLa galerie photo de Las Vegas, c'est par ici....
ZionLa galerie photo de Zion, c'est par ici....
Bryce CanyonLa galerie photo de Bryce Canyon, c'est par ici....
Lake Powell - Antelope CanyonLa galerie photo de Lake Powell, c'est par ici....
Monument ValleyLa galerie photo de Monument Valley, c'est par ici....
Grand CanyonLa galerie photo de Grand Canyon, c'est par ici....
Las VegasLa galerie photo de Las Vegas, c'est par ici....
Los Angeles La galerie photo de Los Angeles, ou plus exactement des Studios Universal, c'est par ici....
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